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« L’article 1er est le fil rouge de la modernité tunisienne. Il la fonde en même temps qu’il l’hypothèque » 

La Tunisie se cherche et s’interroge sur les fondements de son identité politique. L’Assemblée élue le 23 octobre aura bientôt à se pencher sur la question du rapport Etat / religion. Cependant, tout porte à croire que l’article premier de la Constitution de 1959, qui dispose que la Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain, dont la religion est l’Islam, la langue l’arabe et le régime la République sera conservé tel qu’Habib Bourguiba l’avait imaginé. Pourquoi Bourguiba, chantre du Progrès et de la rationalité, a-t-il à tout prix souhaité maintenir un ancrage religieux à l’Etat ? Et que signifie au juste l’article 1er, quelle est sa portée ? Zine El Abidine Ben Ali, en instrumentalisant les thématiques de l’authenticité culturelle et de la religion, a-t-il dévoyé la modernité tunisienne et fait le lit de ceux qu’il voulait combattre, les islamistes d’Ennahda ? Et où se situe désormais la vraie ligne de démarcation entre les modernistes et les chantres de la pensée identitaire ? Samy Ghorbal, qui signe là son premier essai, tente d’apporter des réponses et des éclairages originaux sur ces questions brûlantes. Habib Bourguiba est le protagoniste central de ce livre commencé dix-huit mois avant la Révolution, qui est aussi une biographie intellectuelle du père de l’indépendance tunisienne…

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